Restructuration & insolvabilité
Réorganisation judiciaire : un outil pour rebondir, pas un aveu d’échec
La procédure de réorganisation judiciaire permet à une entreprise en difficulté de souffler, sous le contrôle du tribunal de l’entreprise.


Inscrite dans le livre XX du Code de droit économique, la procédure de réorganisation judiciaire (PRJ) vise à préserver la continuité de tout ou partie de l’entreprise.
Un sursis pour négocier
Le tribunal de l’entreprise peut accorder un sursis pendant lequel les créanciers ne peuvent, en principe, pas poursuivre l’exécution forcée de leurs créances. L’entreprise met ce temps à profit pour se réorganiser.
Trois voies possibles
- Un accord amiable avec deux créanciers ou plus ;
- Un accord collectif : un plan de réorganisation soumis au vote des créanciers ;
- Un transfert sous autorité de justice de tout ou partie de l’activité.
Agir tôt
Plus la procédure est engagée tôt, plus les chances de succès sont grandes. Les administrateurs ont d’ailleurs intérêt à documenter les mesures prises dès les premiers signaux d’alerte.
Un premier entretien confidentiel permet souvent d’identifier des solutions amiables avant même de saisir le tribunal.
À lire aussi
-
SRL sans capital minimum : ce que le fondateur doit vraiment prévoir
Depuis le Code des sociétés et des associations, la SRL n’exige plus de capital minimum. Mais « sans capital » ne veut pas dire « sans obligations ».
Lire l’article
-
Clauses abusives entre entreprises : relisez vos conditions générales
Depuis le 1er décembre 2020, le droit belge protège aussi les entreprises contre les clauses abusives. Vos conditions générales sont-elles encore valables ?
Lire l’article